La formule coopérative tient son originalité de la primauté de la personne sur le capital. En coopération, chacun possède un seul droit de vote, peu importe le capital qu'il détient. Tous les membres sont égaux et importants. C'est une organisation hautement démocratique.
C'est ce qui permet d'ailleurs la prise en charge et le contrôle de l'entreprise par toute LA collectivité qui a choisi, librement, de se regrouper pour satisfaire des besoins et des intérêts communs. La mission de la coopérative est donc axée avant tout sur le service aux membres.
Celle-ci se distingue également par son caractère inaliénable; on ne peut vendre une coopérative et personne ne peut en prendre le contrôle absolu. Le principe "un membre, un vote" protège la propriété collective.
Les profits de la coopérative, appelés les trop-perçus, sont soit réinvestis dans l'entreprise, soit redistribués au prorata de l'usage des produits et services par chacun des membres (et non en fonction du capital investi).
Les valeurs sociales véhiculées en coopération contribuent à l'épanouissement de la personne et font des coopératives de véritables outils d'éducation et de formation dans la communauté.
La coopération, une formule gagnante
Les coopératives font partie des plus grandes réussites des Québécois et des Québécoises.
En fait, presque tous les gens sont membres d'au moins une coopérative : leur Caisse Populaire. L'ensemble du Mouvement des caisses Desjardins gère des actifs de 80 milliards de dollars, appartenant à plus de 5 millions de sociétaires.
En agriculture, le succès des coopératives est tout aussi notoire si l'on tient compte du fait que le champ d'activité y est plus spécialisé. C'est en regroupant leurs modestes capitaux que des milliers de producteurs agricoles ont mis sur pied les coopératives agricoles qui génèrent aujourd'hui des ventes de près de 4 milliards de dollars.